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  • TUP

  • Spécialité :
  • Infectiologie
  • Éditeur :
  • MSD France
  • Public :
  • Grand public
  • Prix :
  • Gratuit
  • TUP

    Au départ cantonnée à la localisation des points de distribution de préservatifs et à la prévention du VIH, la nouvelle version de l’appli « TUP » étend le champ de la prévention aux IST et aborde la contraception féminine.

    Avec plus de 115 000 téléchargements et 70% d’utilisateurs réguliers, l’application « TUP : Trouver un préservatif » lancée en 2014, a trouvé son public.

    Aspirant à s’adresser à un public plus vaste et doter de nouvelles fonctionnalités cet outil, l’association HF Prévention, en collaboration avec MSD, a lancé une nouvelle version de cette application smartphone de géolocalisation des points de vente de préservatifs. Depuis le 10 mars, la nouvelle version de TUP, marrainée par la journaliste et médecin Marina Carrère d’Encausse, est disponible gratuitement sur les sites de téléchargement d’applis. En plus d’un nouveau design, la nouvelle mouture élargit le champ de la prévention du VIH au dépistage des infections sexuellement transmissibles (IST), aux autotests VIH et aux vaccins contre les hépatites virales.

    Afin de s’adresser à un public aussi féminin que masculin, elle apporte également des informations sur la contraception féminine et la contraception d’urgence pour la prévention des grossesses non désirées. Les fiches pratiques, maintenant plus étoffées, informent sur des thèmes variés comme les IST (chlamydia, gonocoque et syphilis) ou les vaccins contre l’hépatite B et le papillomavirus.

    Les messages de prévention reposant uniquement sur le préservatif ne sont en effet plus suffisants. « Depuis 2012, une légère recrudescence des cas d’infections au VIH s’observe en France, en particulier chez les jeunes et les publics sensibles, souligne le Dr Anne Simon, responsable du centre de dépistage de la Pitié-Salpêtrière à Paris et présidente de la Société française de lutte contre le sida. Cela signifie que la prévention marche moins bien et que les gens se sentent moins concernés. » D’autres IST, en particulier la syphilis, sont aussi en hausse chez les jeunes adultes homosexuels. Or les IST augmentent  le risque de contamination par le VIH.

    Au-delà de la promotion du préservatif, il est donc nécessaire de sensibiliser aux moyens de dépistage du VIH et des IST ainsi qu’aux traitements existants. Et de rappeler l’importance de poser le diagnostic, qui permet autant de mettre en place le traitement que de protéger les partenaires sexuels. La difficulté c’est que le dépistage n’est pas assez généralisé : en France près de 30 000 personnes vivent en effet avec le VIH sans le savoir. Sur une population de 66 millions, seuls 5,3 millions de tests sanguins VIH et 61 600 tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) ont été réalisés en 2014. Ils ont permis de détecter 6 600 nouveaux cas d’infection au VIH, un nombre qui n’a pas baissé depuis 2007.

    L’idée de la nouvelle version de TUP est aussi de faire la promotion des CeGIDD (Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic) issus depuis le 1er janvier 2016 de la fusion des CDAG (Centres de dépistage anonymes et gratuits) et des CIDDIST (Centres d’information, de dépistage et de diagnostic des infections sexuellement transmissibles). « Nos patients, souvent jeunes, se rendent dans nos centres de dépistage grâce à l’information qu’ils trouvent sur les réseaux sociaux dont l’appli TUP fait partie », explique le Dr Benoît Coudert, médecin consultant au CeGIDD du centre hospitalier de Meulan-Les Mureaux. Sur la page d’accueil de l’appli, l’utilisateur peut choisir entre différentes entrées : « Trouver un préservatif », « Comment agir après une prise de risque », « Fiches pratiques » ou « Lieux de dépistage ». Plus de 50 000 lieux de distribution de préservatifs (gratuits ou payants) et plus de 400 centres de dépistage du VIH fixes ou mobiles (hôpitaux et associations), incluant désormais les DOM-TOM, sont répertoriés et mis à jour tous les mois. Les mairies, les stations de métro et les centres de planning familial ont été ajoutés à la liste des points de distribution des préservatifs. Et les utilisateurs peuvent aussi proposer eux-mêmes de nouveaux lieux de vente de préservatifs ou de dépistage. Autres nouveautés : un agenda des événements liés à la prévention et au dépistage, à l’instar de l’opération « 1 minute pour savoir » en universités, et des flashes d’actualités sur la prévention. Une demande de labellisation de cette application par le ministère de la Santé est en cours.


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