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  • Actus Maladies,Traitements - Archives

  • Discipline :
  • Toutes spécialités
  • Auteur :
  • Pierre Colombier - Veille UnaformeC
  • Date :
  • 25/03/2018

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16-22 Juillet 2018

Trois fois plus d'infections à Chlamydia et à gonocoque, entre 2012 et 2016 : En 2016, le taux de personnes touchées par une infection à Chlamydia est estimé à 491/100 000, avec une prédominance féminine - 592/100 000, contre 380/100 000 côté masculin. Les jeunes femmes de 15-24 ans sont nettement plus concernés (2 271/100 000), notamment en Ile-de-France (5 682/100 000) ou dans les Départements d'Outre-mer (1 761/100 000). Les résultats de l’enquête.

Maladie de Lyme. Suite et à suivre !! Le 10 juillet dernier, le Collège national des généralistes enseignants (CNGE) avait publié un communiqué dans lequel il conseillait à tous les médecins "de ne pas suivre" la recommandation de la Haute Autorité de santé (HAS) sur le Syndrome persistant polymorphe après possible piqûre de tique (SPPT), dans le cadre de la prise en charge de la maladie de Lyme et des autres affections transmises par les tiques. Le CNGE s’est uni aux autres sociétés savantes impliquées dans cette pathologie pour dénoncer la création de cette nouvelle entité clinique créée par la HAS dans le chapitre 4 de ses recommandations, qui, selon ces sociétés, "ne s’appuie sur aucune donnée validée". Elles considèrent, en effet, que le SPPT représente "des risques majeurs pour les patients" : de majoration de l’errance diagnostique chez les patients présentant des symptômes médicalement inexpliqués ; de prise en charge inadaptée et possiblement délétère ; et de mésusage des antibiotiques. Toutes ces sociétés demandent la suppression du chapitre 4 des recommandations qui concerne ce fameux SPPT.

Les écrans 3d et la vision des jeunes enfants. Les enfants sont de plus en plus exposés aux écrans 3D en jouant sur des consoles de jeux, en regardant des films au cinéma ou sur la télévision. Mais quel est l’impact des écrans 3D sur la vision des enfants ? Les technologies 3D sont également appelées technologies en trois dimensions stéréoscopiques. Elles permettent de voir en relief à l’aide de lunettes ou d’écrans spéciaux. Jusqu’à l’adolescence, le système visuel continue de se développer avec la formation des muscles. Les yeux des enfants sont alors encore sensibles et peuvent prendre de mauvais réflexes. L’ANSES l’agence nationale de sécurité sanitaire, déconseille ainsi d’exposer les enfants de moins de 6 ans aux technologies 3D. Quant aux enfants de moins de 13 ans, l’usage doit être encadré et modéré.  Conseils : > Pour limiter la fatigue visuelle, veillez à ne pas laisser vos enfants devant les écrans durant une durée trop prolongée et n’hésitez pas à instaurer des pauses sans écrans, > A 1h d’écran doit correspondre 1h d’activités extérieures (par exemple), > Si vos enfants portent des lentilles ou des lunettes, ils doivent les conserver durant leur exposition aux contenus 3D, > Respectez bien les instructions d’utilisation des appareils 3D, comme les consoles ou les téléviseurs, > Entre l’écran et l’enfant, il faut garder une certaine distance, idéalement 50 cm. Il est important d’éviter trop de contraste de luminosité entre l’écran et la pièce, > Soyez vigilants concernant l’apparition d’éventuels symptômes chez votre enfant comme des maux de tête, des troubles de la vision, une perte de concentration ou encore une sensation d’œil sec. > En cas de doute, rapprochez-vous d’un ophtalmologiste.

Sécurité des produits d’hygiène féminine : l’Anses a remis son évaluation de risque. Saisie en avril 2016 par la direction générale de la santé (DGS) et la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses)  rend publique ce jour son évaluation de la sécurité des produits d’hygiène féminine (tampons, serviettes hygiéniques, coupes menstruelles et protège-slips). Cette expertise porte sur les risques d’infection, d’allergie ou d’intolérance, liés à l’action chimique des substances identifiées dans ces produits. L’Anses conclut à une absence de risque chimique lié à l’usage de ces produits. Toutefois, compte tenu du nombre de substances chimiques identifiées dans ces produits bien qu’en très faibles concentrations, il est recommandé que l’exposition des femmes à ces substances soit réduite. Evaluation de la sécurité des produits de protections intimes La conclusion : "Afin de limiter le risque de SCT menstruel, l’Anses rappelle aux utilisatrices la nécessité de respecter les recommandations d’utilisation propres à chaque protection, en particulier celles sur le temps de port des tampons et des coupes. Il est également recommandé d’utiliser un tampon uniquement pendant les règles et de le choisir avec un pouvoir absorbant adapté au flux menstruel afin de le changer régulièrement. Plus globalement, l’Anses rappelle l’importance du respect des règles d’hygiène de base concernant l’utilisation de protections intimes, et notamment l’importance de se laver les mains avant et après le changement de protections intimes ".

Evaluation de la recommandation temporaire d’utilisation de TRUVADA ® dans la prophylaxie préexposition de l’infection par le VIH : un enseignement pour la santé publique. Ce rapport de l’IGAS est articulé autour de trois axes : >  un rappel du contexte scientifique, médical, épidémiologique et sanitaire, national et international, permettant de saisir les enjeux relatifs à l’introduction de la procédure de RTU du TRUVADA® en France ; >  une analyse des conditions, des modalités, des difficultés de l’instruction de cette procédure, permettant d’en faire un bilan raisonné ; >  une analyse de la mise en œuvre de la RTU du TRUVADA® complétée d’un ensemble de recommandations relatives à la PrEP, d’une part, et à la procédure de RTU, d’autre part.         Lire le communiqué    Lire le rapport

Valproate et dérivés : contre-indication pendant la grossesse (sauf situations exceptionnelles) et programme de prévention des grossesses. Lettre de l’ANSM aux professionnels de santé (19 juillet 2018).  La lettre d’information

 

9-15 Juillet 2018

Après les infectiologues et l’Académie de Médecine, le CNGE taille en pièces la dernière recommandation de la HAS sur la maladie de Lyme. « Dans une première approche, et dans l’attente de l’avis argumenté sur le fond de son conseil scientifique, le CNGE conseille à tous les médecins de ne pas suivre cette ‘’ recommandation’’ puisqu’en l’état actuel de la science, elle ne s’appuie aucunement sur des données scientifiques valides » Le communiqué du CNGE du 10 juillet 2018

10% des décrocheurs le seraient par phobie scolaire. Crises d’angoisse, maux de ventre, vomissements… Submergés par la peur, la détresse, certains enfants et adolescents se rendent complètement malades à la simple idée de mettre un pied à l’école. Un phénomène en augmentation, affirment les spécialistes qui voient chaque année de plus en de cas se présenter en consultationUn document récent de deux pages

Cannabis : quels effets pulmonaires ? La forte teneur en particules et les toxines du cannabis suggèrent que l'utilisation à long terme peut entraîner des symptômes respiratoires chroniques et des effets néfastes sur la santé, comme une maladie pulmonaire obstructive. En France, l’usage régulier concerne 7,2% des adolescents de 17 ans, plus important chez les filles que chez les garçons (4,5 % vs 9,7 %). Chez les adultes, l’usage actuel concerne 11 % des 18-64 ans (15 % des hommes et 7 % des femmes (Chiffres de l’ Observatoire français des drogues et des toxicomanies)  Cette méta-analyse avait pour objectif d’examiner l'association entre l'usage de la marijuana et les symptômes respiratoires, la fonction pulmonaire et la maladie pulmonaire obstructive chez les adolescents et les adultes. Vingt-deux études ont été incluses, de qualités inégales, avec un risque de biais faible à modéré pour la plupart (notamment pour l’usage concomitant de tabac). Une analyse groupée de deux études prospectives a montré que l'utilisation de marijuana était associée à un risque de toux multiplié par environ deux à quatre, un risque d'expectorations multiplié par environ quatre, un risque de respiration sifflante multiplié par environ trois, un risque de dyspnée augmenté d’environ 50%. Les données sur la fonction pulmonaire et la maladie pulmonaire obstructive étaient insuffisantes pour conclure. Au total, nous avons peu de données concernant les effets du cannabis sur le poumon alors que cet usage concerne des centaines de milliers de personnes en France. De larges études de cohorte avec un suivi prolongé seront nécessaires pour les évaluer.     Article publié le 3 juillet 2018 dans « Annals of Internal Medicine »

ALTIM (cortivazol) : arrêt de commercialisation officiel.

Rupture de stock : Le vaccin combiné contre l’hépatite A (inactivé, adsorbé) et la fièvre typhoïde (polyosidique), TYAVAX (suspension et solution pour suspension injectable en seringue préremplie), est en rupture de stock en ville et à l’hôpital

ANSM : Rappel de lots. En raison d’un défaut qualité affectant certaines spécialités à base de valsartan et de valsartan/hydrochlorothiazide, les laboratoires, en accord avec l’ANSM, ont procédé le 6 juillet 2018 au rappel des lots des spécialités potentiellement impactées au niveau des pharmacies de ville, des grossistes-répartiteurs et des pharmacies hospitalières. Vous pouvez consulter le point d’information de l’ANSM et la liste des spécialités impactées par le défaut de qualité sur : http://ansm.sante.fr/S-informer/Actualite/Rappel-de-certains-medicaments-a-base-de-valsartan-Point-d-information

2-8 Juillet 2018

Le Comité scientifique spécialisé temporaire (CSST) publie le rapport final à propos du Baclofène. L'Agence nationale du médicament et des produits de santé (ANSM) vient de publier le rapport complet du Comité scientifique spécialisé temporaire (CSST), à la veille des auditions de la commission mixte ad hoc le cadre de l’instruction de la demande d'autorisation de mise sur le marché (AMM) du baclofène dans l’alcoolo-dépendance. Le directeur de l'agence, le Dr Dominique Martin, rendra ensuite sa décision concernant la demande d'AMM, en fonction des avis des différentes commissions qui se sont succédé.

Bon usage et conservation des produits de santé en cas de vague de chaleur. Dans le cadre du plan national canicule, nous vous rappelons que des documents d'information concernant le bon usage et la conservation des produits de santé sont disponibles sur le site Internet de l'ANSM dans le dossier thématique « Conditions climatiques extrêmes et produits de santé ». Canicule et produits de santé            

Bon usage et conservation des produits de santé en cas de grand froid. Un épisode de grand froid peut entraîner des modifications physiologiques, des accidents aigus comme l'hypothermie et surtout une aggravation de pathologies préexistantes. L'adaptation au froid met en jeu des mécanismes de défense dont l'efficacité peut être diminuée ou retardée. Produits de santé et grand froid

IVG – Zoom sur les méthodes et les protocoles HAS le 02.07.2018. Lorsqu’une femme souhaite recourir à une interruption volontaire de grossesse (IVG), il est essentiel qu’une information détaillée lui soit délivrée afin qu’elle dispose de tous les éléments pour choisir entre une IVG médicamenteuse ou une IVG chirurgicale. Si l’IVG médicamenteuse est retenue, elle repose sur l’association d’une anti progestérone suivie d’une prostaglandine.  Trois éléments déterminent le choix entre les deux techniques : le stade de la grossesse, l’offre de soins disponible et les préférences de la femme. > L’IVG chirurgicale, sous anesthésie générale ou locale, peut être proposée jusqu’à 14 semaines d’aménorrhée (SA). Une préparation cervicale médicamenteuse est recommandée. > L’IVG médicamenteuse peut être proposée jusqu'à 7 SA en cabinet de ville, dans un centre de planification ou un centre de santé et jusqu’à 9 SA dans un établissement de santé. Elle repose sur une anti progestérone (mifépristone) suivie, 36 à 48 heures après, d’une prostaglandine (misoprostol ou géméprost). Elle est pratiquée par un médecin ou une sage-femme. Dans tous les cas, une visite de contrôle est nécessaire dans les 14 à 21 jours. Les protocoles validés sont détaillés dans la fiche BUM. Quelle que soit la méthode retenue, le misoprostol ne doit pas être utilisé à une dose supérieure à 400 µg et/ou en intravaginal.  IVG médicamenteuse : les protocoles à respecter          Toute l'information sur l'interruption volontaire de grossesse

Santé mentale et psychiatrie : Agnès Buzyn présente sa feuille de route pour changer le regard sur la santé mentale et les personnes atteintes de troubles psychiques. Trente-sept mesures sont proposées, déclinées autour de trois grands axes* d’intervention pour porter une vision positive de la santé mentale, déterminant essentiel de la santé, et pour promouvoir une psychiatrie qui ne soit plus le parent pauvre de la médecine. : > Promouvoir le bien être mental, prévenir et repérer précocement la souffrance et les troubles psychiques et prévenir le suicide. > Garantir des parcours de soins coordonnés et soutenus par une offre en psychiatrie accessible, diversifiée et de qualité. > Améliorer les conditions de vie et d’inclusion sociale et la citoyenneté des personnes en situation de handicap psychique..  Le communiqué de presse.

25 Juin -1er Juillet 2018

Fluconazole sous forme de poudre pour suspension buvable (TRIFLUCAN® et génériques) : Depuis le 25 juin 2018, les spécialités à base de fluconazole buvable changent : > de dispositif d’administration : la cuillère-mesure est remplacée par une seringue graduée de 5 ml pour administration orale, > de dénomination : modification de l’expression du dosage (sans changement de concentration ni de formulation) ; elle indique désormais la quantité de fluconazole en milligrammes (mg) pour 1 millilitre (ml) : 50 mg/5 ml devient 10 mg/ml et 200 mg/5 ml devient 40 mg/ml.

IVG : la HAS insiste sur la voie orale du misoprostol  Dans un document de bon usage sur l'IVG médicamenteuse, la Haute Autorité de santé (HAS) insiste sur les protocoles à respecter, notamment concernant le misoprostol. Si le misoprostol est administré en pratique par voie orale ou vaginale selon les pays et les équipes, la HAS insiste sur le fait de « ne pas recourir au misoprostol par voie vaginale » et de ne pas dépasser des doses > 400 μg.

Arrêt de commercialisation du vaccin tétanique Pasteur. On peut noter que d’après les données épidémiologiques concernant le tétanos en France, les cas résiduels affectent le plus souvent des personnes âgées non à jour de leurs vaccinations (moyenne d’âge 78 ans). Profitons-en pour rappeler : Haut Conseil de la santé publique AVIS relatif aux rappels de vaccination antitétanique dans le cadre de la prise en charge des plaies          

Conséquences de la survenue du cancer sur les parcours professionnels : une analyse sur données médicoadministratives. Ce rapport étudie les effets à court et moyen termes de la survenue d'un cancer sur l'emploi et l'activité. Il utilise la base de données Hygie, produite par l'Irdes à partir des données administratives de la Caisse nationale de l'Assurance maladie et de la Caisse nationale d'assurance vieillesse. Hygie permet de reconstituer la carrière de l'individu ainsi que les événements de santé. Pour lire (ou parcourir) ce rapport de l’IRDS (juin 2018).

Un rapport dénonce les violences gynécologiques. Dans ce rapport remis le 29 juin 2018 à Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’égalité entre femmes et hommes le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes pointe des actes sexistes « courants » dans le suivi gynécologique et obstétrical des femmes. Il recommande, entre autres,  de mieux former les professionnels de santé pour lutter contre ce sexisme. Le Haut Conseil décrit six types d’actes sexistes et propose 26 recommandations. Les actes sexistes durant le suivi gynécologique et obstétrical Des remarques aux violences, la nécessité de reconnaitre, prévenir et condamner le sexisme


18-24 Juin 2018

Comité de pilotage « antiépileptiques et grossesse ». L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et la Caisse nationale de l’Assurance Maladie (Cnam) ont présenté le 22 juin les résultats de l’étude sur le risque de troubles neuro-développementaux précoces chez des enfants (avant l’âge de 6 ans) exposés in utero à l’acide valproïque ou aux autres antiépileptiques en monothérapie en France, comparativement aux enfants non exposés.        Le communiqué de presse. Pour déclarer tout effet indésirable : www.signalement-sante.gouv.fr    Consulter l’étude sur le risque de troubles neuro-développementaux précoces associé à l’exposition in utero à l’acide valproïque et aux autres traitements de l’épilepsie en France     

Régime méditerranéen, huile d’olive, « nuts », des bienfaits en prévention cardio-vasculaire. Cet essai multicentrique espagnol a inclus 7447 participants (âgés de 55 à 80 ans, avec 57% de femmes) qui présentaient un risque cardiovasculaire élevé (diabète sucré de type 2 ou au moins trois des facteurs de risque suivants: tabagisme, hypertension artérielle, HDL Cholestérol bas, LDL Cholestérol  élevé, surpoids ou obésité, antécédent familial de coronaropathie précoce) mais sans maladie cardiovasculaire à l’inclusion.  Dans cette étude impliquant des personnes à haut risque cardiovasculaire, l'incidence des événements cardio-vasculaires majeurs diminuait d’environ 30% chez les personnes faisant un régime méditerranéen supplémenté en huile d'olive extra-vierge ou en fruits à coque par rapport à celles affectées à un régime pauvre en graisses. Article publié dans le « New England Journal of Medicine » le 13 juin 2018

Évaluation d'impact de l'expérimentation Parcours santé des aînés (Paerpa). Premiers résultatsLes expérimentations Paerpa (Parcours santé des aînés), lancées en 2014 dans neuf territoires pilotes, ont pour objectif d'améliorer la prise en charge et la qualité de vie des personnes âgées de 75 ans et plus et de leurs aidants. Les projets visent à faire progresser la coordination des différents intervenants des secteurs sanitaire, social et médico-social pour améliorer la qualité de la prise en charge globale, prévenir la perte d'autonomie et éviter le recours inapproprié à l'hospitalisation. L'évaluation conçue par l'Irdes vise à porter un jugement global sur les résultats des projets, en tenant compte de leurs spécificités territoriales, au regard des objectifs de Paerpa et au moyen de critères communs.   Le rapport de 68 pages   Les annexes    La méthodologie de l’évaluation

Borréliose de Lyme et autres maladies transmises par les tiques. L’incidence annuelle estimée des cas de maladie de Lyme vus en consultation de médecine générale est restée comprise entre 41 cas pour 100 000 habitants en 2011 et 55 cas pour 100 000 habitants en 2013. Elle a ensuite présenté une augmentation significative en 2016, avec 84 cas déclarés pour 100 000 habitants. "Il sera important de regarder si cette incidence plus élevée en 2016 se confirme les années suivantes", notent les auteurs.  Le numéro spécial du BEH du 19 juin 2018.

En cas d'ingestion d'une pile bouton, la consommation de miel a un effet protecteur et permet de réduire la survenue de lésions, selon une étude parue dans « The Laryngoscope »Du fait de leur taille et de leur aspect, les piles boutons sont régulièrement avalées par les jeunes enfants.  En France, l'ingestion de piles boutons est responsable de plus de 1200 visites aux urgences chaque année.

11-17 Juin 2018

Le valproate est interdit pendant la grossesse et ne doit plus être prescrit aux filles, adolescentes et femmes en âge de procréer (sauf circonstances exceptionnelles) – Communiqué de l’ANSM du 12 juin 2018

Hépatite A : remise à disposition du vaccin HAVRIX 1440 à partir de mi-juin 2018. Après 3 ans de rupture de stock.

Doser la vitamine C chez un patient n’est éventuellement utile que pour confirmer un scorbut. Le dosage de la vitamine C est un examen sanguin permettant de confirmer une carence en cette vitamine lorsque certains éléments (cliniques, socio-économiques…) peuvent faire envisager un diagnostic de scorbut . Bien que cette maladie  soit devenue très rare aujourd’hui, plus de 40 000 dosages ont été réalisés par les établissements de santé français en 2016 . Face à ce constat, la HAS fait le point sur l’utilité de ce dosage et conclut que celle-ci se limite aux patients présentant des symptômes cliniques évocateurs de scorbut, en vue d’une confirmation diagnostique. Pour en savoir plus

Prévention vasculaire après un infarctus cérébral ou un accident ischémique transitoire. La Haute Autorité de santé (HAS) vient d’actualiser ses recommandations de bonne pratique de 2014 portant sur la « prévention vasculaire après un infarctus cérébral ou un accident ischémique transitoire (AIT) », à la suite de la décision du 7 juin du collège de la HAS. Cette actualisation porte sur le traitement spécifique après un infarctus cérébral ou un AIT associé à une fibrillation atriale non valvulaire paroxystique ou permanente.  HAS : Prévention vasculaire après un infarctus cérébral ou un accident ischémique transitoire

Metformine et insuffisance rénale. Cette étude avait pour objectif de quantifier l’association entre utilisation de metformine et hospitalisation pour acidose lactique en fonction du débit de filtration glomérulaire estimé (eDFG). Par rapport aux autres traitements, l’usage de la metformine n’a pas été associé à une augmentation des hospitalisations pour acidose pour un eDFG ≥ 30ml/mn. Il n’y a pas eu de différence entre nouveaux utilisateurs de metformine et nouveaux utilisateurs de sulfamides. Il n’y a pas eu également pas eu de différence statistiquement significative lors d’une analyse en appariant les sujets de la cohorte ou en excluant les usagers d‘insuline au début de l’étude. La comparaison avec une cohorte issue d’un autre système de soins n’a également pas montré de discordance.  Cette étude conforte les nouvelles recommandations pour un usage prudent de la metformine chez les diabétiques de type 2 avec une insuffisance rénale modérée    Mise au point de l’ANSM de janvier 2018     Article publié dans « JAMA Internal Medicine » le 4 juin 2018

Limitations fonctionnelles et restrictions d’activité des personnes âgées vivant à domicile : une approche par le processus de dépendance. En 2015, les limitations fonctionnelles concernent 6 millions de personnes âgées de 60 ans ou plus vivant à leur domicile, soit 40 % d’entre elles, et les restrictions d’activité près de 4,5 millions. Pour ces restrictions, comme pour les limitations physiques, les femmes déclarent davantage de difficultés que les hommes.            Résultats de l’enquête Capacités, Aides et REssources des seniors (CARE) « ménages ». Drees de juin 2018

Les difficultés pour entendre, voir et mastiquer augmentent avec l’âge. En France métropolitaine en 2015, 17 % des personnes de 60 ans ou plus vivant à domicile déclarent avoir beaucoup de difficultés à mordre et mâcher un aliment ferme ou ne pas y parvenir, même quand elles portent un dentier, d’après l’enquête Capacités, Aides et REssources (CARE) ménages, volet seniors, qui interroge 10 600 personnes âgées de 60 ans ou plus vivant à domicile          Le document de la Drees de juin 2018

Réduire les conséquences du stress aux urgences. Un passage aux urgences n’est pas anodin. Quelle que soit la raison pour laquelle une personne s’y présente, environ 1 sur 5 souffrira pendant plusieurs mois de symptômes divers (maux de tête, difficulté à se concentrer, irritabilité, troubles sensoriels …). Afin d’agir sur ce phénomène, les chercheurs de l’Inserm de l’Unité 1219 “Bordeaux Population Health center “, ont montré les bénéfices d’une séance précoce d’EMDR (désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires) réalisée dans les 6 heures suivant l’événement ayant conduit aux urgences.  Pour en savoir plus

Psychiatrie : vers la réduction des soins sans consentement, de l’isolement et de la contention Lors de sa séance du 6 juin 2018, le comité national de pilotage de la psychiatrie, co-présidé par Cécile Courrèges, directrice générale de l’offre de soins et par le Dr Yvan Halimi, a validé un plan d’action pour la réduction du recours aux soins sans consentement ainsi qu’aux mesures d’isolement et de contention.

4-10 Juin 2018

Infections nosocomiales. Pour la première fois depuis 2012, la prévalence des infections nosocomiales, que l’on estime à l’origine de 4 200 décès dans le seul milieu hospitalier, ne diminue plus. Après avoir baissé de 10 % entre 2006 et 2012, puis s’être stabilisée, elle stagne à 5,21%.  Un patient sur 20 hospitalisé se révèle porteur d’au moins une infection nosocomiale. La proportion est sans surprise plus élevée en réanimation (1 patient sur 4) et le risque 4,6 fois supérieur chez tout patient soumis à des dispositifs de soins invasifs, de mise en place de cathéters, de sondes urinaires ou d’assistance respiratoire. Mais le détail de cette photographie révèle aussi que si la prévalence régresse en soins de suite, elle augmente particulièrement en chirurgie (+35%) et en court séjour (+12%). À surveiller de près alors que l’on parle d’accélérer le recours à l’ambulatoire : cela va nécessiter de nouveaux outils, indique Santé publique France, qui va étendre sa mission de veille et de prévention des infections nosocomiales aux soins de ville. Pour en savoir plus

 

Journal officiel du 6 juin 2018 : Allergènes : Prise en charge de 70% à 75%Décret n° 2018-445 du 4 juin 2018 modifiant les conditions de prise en charge par l'assurance maladie des allergènes préparés spécialement pour un seul individu 

28 mai - 3 Juin 2018

Anomalies de fermeture du tube neural chez les enfants nés de mères traitées par le dolutegravir pendant la grossesse. L’ANSM en lien avec l’EMA, l’OMS et la FDA informent d’un nouveau signal sur le risque potentiel de non fermeture du tube neural lié à la prise, en début de grossesse, du dolutegravir, antirétroviral indiqué dans le traitement du VIH.               Le point d’information de l’ANSM du 28 mai 2018

Pollens : le point sur les risques allergiques Rhinite, conjonctivite, asthme... Dans son bulletin du vendredi 25 mai 2018, le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) note la très forte présence des pollens de graminées sur une grande partie du territoire à l'exception notable de la façade nord-ouest du pays et de certains départements du pourtour de la Méditerranée.             Bulletin allergo-pollinique du 25 mai 2018 Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA)      Pollens et allergies  Qualité de l'air extérieur 

Prophylaxie du paludisme : LARIAM (méfloquine), en dernière intention en raison des risques neuropsychiatriques. En prophylaxie du paludisme, ce médicament ne doit être utilisé qu’en dernière intention, si le bénéfice est jugé supérieur au risque par le médecin prescripteur. Les autres options mieux tolérées doivent être privilégiées.               Le point d’information de l’ANSM du 25 mai 2018 : Profil de sécurité du Lariam dans la chimioprophylaxie du paludisme

L’intérêt thérapeutique des médicaments de la maladie d’Alzheimer n’est pas suffisant pour justifier leur prise en charge par l’assurance maladie. La commission de la transparence (CT), composée d’experts indépendants de la Haute Autorité de Santé, a ainsi récemment réévalué le service médical rendu par les médicaments de la maladie d’Alzheimer. À partir de l’ensemble des données médicales et scientifiques disponibles, elle a mis en évidence que ces médicaments présentaient une efficacité faible, ainsi que des effets indésirables digestifs, cardiovasculaires et neuropsychiatriques pouvant être graves et nécessiter l’arrêt définitif du traitement (jusqu’à 30% d’arrêt dans les études cliniques).                Le communiqué de presse du 1er juin 2018 d’Agnès Buzyn.       Le communiqué du collège de médecine générale du 31 mai 2018.

Cas de syndromes hémolytiques et urémiques chez de jeunes enfants. Les enquêtes menées par les autorités sanitaires à la suite d’un nouveau cas d’infection de syndrome hémolytique et urémique chez un jeune enfant ont permis d’identifier des lots supplémentaires de reblochons qui n’avaient pas été visés par la procédure de rappel du 14 mai dernier. Les fromages concernés ont été fabriqués sur le site de Cruseilles (Haute-Savoie) mais transf

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