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  • 55% des patients croient en l’intelligence artificielle dans la santé

  • Selon l’étude intitulée «What doctor ? Why Al and robotics will define New Health», réalisée par le cabinet de conseil et d’audit PwC, ces sondés arguent un meilleur accès aux soins. Selon eux, cette forme de médecine offre un diagnostic fiable et un traitement plus rapide pour une réponse thérapeutique plus performante. Mais ce constat n’est pas partagé par toutes les populations. Les résultats de l’étude diffèrent en fonction des 12 pays d’Europe, du Moyen-Orient et d’Afrique dans lesquels a été menée l’enquête. 

    Dans les pays dits émergents, comme le Nigéria ou la Turquie, où le système de santé connaît certains manquements, les sondés acceptent majoritairement la délégation de certaines parties de leurs parcours de soins à des appareils dotés d’intelligence artificielle. En revanche, dans les pays dits développés, comme le Royaume-Uni ou l’Allemagne, les personnes interrogées se montrent plus frileuses : respectivement 39% des Anglais et 41 % des Allemands interrogés accepteraient de se faire soigner grâce aux moyens de la technologie. Le système de santé auquel ils sont habitués fonctionne et semble répondre à leurs attentes. De fait, l’apport de la robotique leur est moins visible. De la même façon, près de la moitié des répondants, majoritairement dans les pays émergents, sont favorables à ce qu’un robot réalise leur intervention chirurgicale mineure, à la place d’un chirurgien. Ce chiffre est plus faible quand il s’agit d’une opération lourde, comme l’ablation d’une tumeur. 

    Pour les patients favorables à la robotique et l’intelligence artificielle, cette nouvelle forme de médecine complète l’offre de soins traditionnelle. Ces outils technologiques remédient même à certains manquements des services de santé actuels. Pour 36% des sondés, l’accès aux soins est plus rapide et facile via la technologie, notamment avec les tablettes et smartphones. A tout heure, le patient peut solliciter l’avis d’un professionnel de santé sur les plateformes de télé-conseil. Il peut aussi consulter à distance grâce à la téléconsultation. Plus vite l’avis médical est donné, meilleure est la prise en charge. 33% affirment que le diagnostic est plus rapide et fiable grâce aux technologies et que le traitement qui s’ensuit, toujours grâce aux outils connectés, est tout aussi performant. 

    Néanmoins, près de la moitié des interrogés restent réticents à l’absence de proximité avec les professionnels de santé et remettent en question la capacité des robots à prendre une décision. La robotique et l’intelligence artificielle ne remplacent pas la médecine traditionnelle, pratiquée de visu. Du point de vue des patients, ces outils les aident, tout comme leurs médecins, à mieux suivre leur santé. Par exemple, 41% des sondés approuvent l’utilisation d’une application sur leur smartphone afin de surveiller leurs conditions cardiaques et conseiller un traitement… à faire valider par son médecin.

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