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  • Avantages et limites d’un DPC tout Internet : Les nouvelles technologies ne sont qu’un outil…

  • Les temps changent, les moyens technologiques aussi. L’ère informatique est née au siècle dernier, et, depuis le début du XXIe siècle, les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont devenues routinières. Il est maintenant possible d’accéder à l’information planétaire de chez soi, les « réseaux sociaux » sont devenus le quotidien de beaucoup, et les réunions virtuelles se développent. Pour des médecins isolés ou exerçant dans des campagnes reculées, les TIC apportent des solutions à la difficulté de se réunir. Il est donc tentant de les utiliser dans le champ de la formation ou du DPC.  

    Une pratique réflexive nécessite l’interactivité entre médecins Beaucoup d’expériences de e-formation ont été faites depuis trente ans, simples présentations de diaporamas en ligne, QCM, vignettes cliniques à résoudre, tests de concordance de scripts, par exemple. Dans beaucoup de ces expériences, le médecin est laissé seul devant son écran, et l’interactivité est apportée par le logiciel informatique1. D’autres expériences ont fait appel à des réunions virtuelles, permettant de développer une interactivité entre médecins, ce qui, à notre sens, est nécessaire à une véritable pratique réflexive.

    L’informatique permet le stockage structuré d’informations, que ce soit en ligne ou sur son ordinateur. C’est un outil rêvé pour l’aide à l’identification et à la hiérarchisation de se ses besoins de DPC. L’informatique est quasi incontournable pour l’élaboration et le suivi de son plan individuel de DPC. Enfin, il existe aujourd’hui quelques logiciels métier permettant, à partir du dossier du patient, d’analyser ses pratiques et de suivre des indicateurs de qualité2. Ici aussi, c’est dans les échanges avec d’autres professionnels que se construit la pratique réflexive. Les TIC font aujourd’hui partie de notre paysage. Le risque est de les surinvestir de propriétés magiques, alors qu’elles ne sont que l’un des outils du DPC, qui doit reposer avant tout sur des échanges humains, physiques ou virtuels.

    Anne-Claire Benoteau, Eric Drahi, SFDRMG

    1. Borduas M. Comment le e-Learning peut aider le médecin dans son plan de DPC. La lettre du DPC. 2009 ; 18 :

    2-3. 2. Turcotte A., Lussier MT. Da Vinci : un sytème de gestion et de collaboration clinique. La lettre du DPC. 2009 : 18 ; 2. 5.

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