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  • DMP mode d’emploi

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    Espace d’information dématérialisé, le Dossier médical personnel est accessible en ligne, de façon sécurisée directement via les logiciels de professionnels de santé ou via un accès web sur le site www.dmp.gouv.fr. C’est le patient qui décide de sa création : il en fait la demande à son professionnel de santé ou au personnel d’accueil des établissements hospitaliers, et accède à son DMP grâce à un identifiant et un mot de passe, ainsi qu’un code d’accès à usage unique, qui change à chaque connexion. La visibilité du patient sur son DMP est totale. Les seules différences pro­viennent des informations que le patient peut vouloir masquer à certains professionnels de santé ou des informations qui sont dans un premier temps inaccessibles au patient, car leur contenu nécessite un accompagnement par un professionnel de santé (consultation d’annonce par exemple). Rappelons aussi que la création d’un DMP n’est pas obligatoire et n’a pas de conséquence sur le niveau de remboursement des actes médicaux par l’Assurance maladie.
    Le DMP est structuré en huit rubriques qui organisent les données de santé : l’espace de synthèse et des données médicales générales ; les traitements et soins (prescriptions) ; les comptes-rendus (d’hos­pitalisation) ; l’imagerie médicale (derniers IRM) ; les analyses de laboratoire (résultats de prises de sang) ; la prévention (rappels de vaccin, etc.) ; les certificats et déclarations (aptitude à un sport) ; et l’espace personnel, qui contient les documents ou informations que le patient juge important de porter à la connaissance de ses médecins.
     
    Un déploiement à l’échelle nationale 
    Le DMP est un grand projet de santé publique dont le déploiement prendra plusieurs années. Depuis le 5 janvier 2011, il est accessible dans toute la France pour tous les professionnels de santé munis d’une carte CPS. Quatre régions déjà pionnières au niveau technique, dites « d’amorçage », sont accompagnées plus spécifiquement afin d’impulser une dynamique d’appropriation des usages dans leur bassin de santé : l’Alsace, l’Aquitaine, la Franche-Comté et la Picardie. Outre la mise en place des outils informatiques nécessaires à son déploiement, chaque acteur concerné, patient et professionnel de santé, doit s’approprier ce nouveau dossier médical dématérialisé. Son déploiement à l’échelle nationale s’appuie ainsi sur trois grands axes : premièrement, le déploiement technique des logiciels « DMP-compatibles » par leurs éditeurs, de façon à mettre progressivement les professionnels en capacité d’utiliser le DMP. Deuxièmement, un maillage selon une logique territoriale : celui-ci vise à coordonner le déploiement par territoires de santé en veillant à ce que l’établissement de soins de référence, les plateaux techniques et le secteur ambulatoire adoptent le DMP de façon synchrone. Et enfin, le développement des usages selon une logique « métier » : la mise en place du dossier communicant de cancérologie, le raccordement du dossier pharmaceutique, la migration des dossiers partagés de réseaux vers le DMP, etc. devraient permettre la mise en place de prises en charge coordonnées de grandes pathologies chroniques.
     
    Une coordination des soins facilitée
    La coordination des soins désormais assurée par le DMP devrait ainsi se révéler particulièrement utile aux patients atteints d’une affection longue durée, comme le cancer. Le dossier communicant de cancérologie (DCC), issu du Plan cancer 2003-2007, fait partie des outils mis en place pour favoriser cette coordination des soins. Il vise notamment à faciliter les réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP), qui rassemblent plusieurs médecins autour du cas d’un malade. Pour chaque patient, il offre la possibilité d’accéder aux données des réunions de concertation pluridicisplinaires (RCP), aux comptes rendus d’anatomie et de cytologies pathologiques (CRAP), aux comptes rendus opératoires, aux programmes personnalisés de soins (PPS), aux lettres de sortie des malades… Intégré au DMP dès l’ouverture du service en janvier 2011, le DCC met en relation les différents professionnels de santé, qu’ils relèvent de la médecine de ville ou de l’hôpital. Un patient atteint de cancer verra ainsi la coordination de ses soins améliorée et sa prise en charge fluidifiée, grâce aux fonctions de partage du DMP.
    Ariane Langlois
     
    La « DMP-compatibilité » des logiciels
     
    La « DMP-compatibilité » est une procédure d’homologation qui permet de s’assurer que les services offerts par le DMP ont été intégrés aux logiciels métiers des professionnels de santé. Il s’agit d’une opération indispensable pour accéder de façon sécurisée à l’ensemble des fonctionnalités du DMP et garantir la conformité des documents transmis. Les premiers logiciels DMP-compatibles sont disponibles depuis décembre 2010. Pour que votre logiciel métier soit compatible avec le DMP, celui-ci doit disposer d’un numéro d’homologation et être référencé dans la liste des logiciels DMP-compatibles, disponible sur le portail d’information du DMP : www.dmp.gouv.fr. 
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