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  • Le patient maître de son Dossier médical

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    Certains médecins généralistes de famille, qui suivent plusieurs générations de patients, répertorient l’ensemble des données médicales les concernant… Et encore, il suffit d’un rendez-vous chez le cardiologue ou chez l’ophtalmologue, dont le compte rendu ne serait pas envoyé ou transmis —soit par le professionnel de santé soit par le patient lui-même— au médecin généraliste pour que celui-ci n’ait plus toutes les données médicales de son patient. 
     
    Une compilation délicate, d’autant que le nombre de personnes qui gardent le même généraliste toute leur vie diminue. Les déménagements, la vie professionnelle, parfois même le manque d’implication des personnes qui ne conservent ou ne remplissent pas leur carnet de santé sur le long terme, engendrent un déficit d’historique médical. Lors des premières consultations, c’est au patient de le retracer, avec un risque d’oublis et d’imprécisions élevé.
     
    La solution actuelle est le Dossier médical partagé (DMP).
    Problème de ce dispositif : la centralisation des données de santé dans les registres de l’Assurance maladie. Ceux-ci sont maintenus par l’Etat qui finance… S’il décidait d’arrêter, les données seraient perdues. D’autre part, ces données sont certes sécurisées mais peuvent être piratées plus facilement que si elles étaient archivées de façon décentralisée.
     
    La technique de la blockchain pourrait résoudre ce problème. Appliquée aux données de santé, elle pourrait permettre de conserver ces dernières sur différents supports numériques, intraçables en cas de piratage, et de les réunir en un seul dossier. Seul le patient aurait le pouvoir d’accorder aux professionnels de santé un accès partiel ou total à son dossier. Ce droit, délivré pour un temps donné ou de façon illimitée, pourrait être révoqué à tout moment par l'intéressé. Ainsi, la propriété des informations ne serait plus celle de l’Assurance maladie ou d'un autre organisme mais bien celle du patient.
    Diane Cacciarella ■
     
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