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  • Phobies, dépendances, psychothérapie : efficacité prouvée

  • Peur de l’avion, des araignées, des serpents… la liste des phobies est longue et peut handicaper sérieusement la vie quotidienne des personnes qui y sont sujettes. C’est pourquoi des psychiatres ont développé des programmes de thérapie cognitives et comportementales via la réalité virtuelle pour lutter contre ces phobies. Le patient n’a qu’à mettre le casque pour être confronté quelques instants à une situation qu’il juge phobique, le thérapeute posant des questions durant la séance pour comprendre où se situe la peur. Le patient est ensuite confronté à des peurs plus fortes et apprend, toujours avec son thérapeute, à les contrôler. Accompagnée d’une aide psychologique, la VR permet aux patients de s’accoutumer peu à peu à l’objet de leur peur et se révèle plus efficace qu’un traitement psychologique contre les phobies. Par ailleurs, qu’il s’agisse de dépendance à la drogue, l’alcool, le tabac, la VR offre un large faisceau d’applications : elle permet aux psychiatres et psychologues de confronter graduellement leurs patients à des situations de potentielles rechutes. Par exemple, le patient sera confronté en réalité virtuelle à une situation festive suscitant le désir de boire ou fumer, et apprendra avec son thérapeute, à contrer ce besoin.

    De même, les troubles psychologiques, notamment les dépressions peuvent être traités avec la réalité virtuelle. Des expériences réalisées simultanément dans les universités de Londres et de Barcelone auprès de personnes dépressives ont montré les bienfaits de cette technologie. Les patients devaient consoler un enfant en pleurs et ensuite, se mettre dans la peau de cet enfant et être à leur tour réconfortés par leur avatar. A raison d’une pratique sur trois séances de 8 minutes par semaine, l’intensité des troubles dépressifs a réduit. Les troubles liés à l’autisme font également l’objet de traitement via la VR aux Etats-Unis. Si elle ne peut endiguer totalement la maladie, la VR aide les autistes à mieux comprendre le monde qui les entoure. D’où son intérêt majeur dans ce type de trouble.   

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